A. Cordier / P. Martin
Patrick Martin semble avoir comme spécialité d?être capable du meilleur comme du pire : les haut et les bas sont une sorte de seconde nature chez lui.
On le voit capable de faire une partie techniquement égale avec un R. Missans ou un Mostovoy de la meilleure époque, et se faire maltraiter dans la foulée par un joueur de Nice ; il peut faireune partie de flanc qui ne ressemble à rien contre Guilbert et l?année d?après le dominer de manière convaincante.
Cettte année à parthenay, P. Martin reste fidèle à ses habitudes : contre S. Keita, il réussit à aligner des séries de coups approximatifs, se battant presque tout seul.
Et contre A. Cordier, rebelotte ! Bien que dominé sur le plan psychologique et et clairement en retard dans les temps, sa partie estun modèle de défense et de destruction propres : comment pionner sans trop perdre du terrain et, surtout sans rien céder sur l?essentiel, c?est-à-dire que le contrôle du centre.
En déroulant lapartie, on devine l?exaspération d?Arnaud devant un Martin qui le nargue en refusant les échanges faciles du début de partie (au 3e temps temps, il dédaigne le 17-22) qui donnent un léger avantage central à l?adversaire. Mais en revanche, Martin détruit ensuite tout ce qui peut l?être en maintenant sa position.
Au 24e temps, Martin organise un jaissement 19-23 qui prépare le pionnage 23-29 et 24-30, énervant passablement Cordier ; et cela se sent dans la conduite des pièces ! Un Cordier qui décide d?accumuler des temps d?avance devant ce fuyard de Martrin qui refuse le combat, mais qui recule sans rompre !
Et on arrive au tournant de la partie, le 49e temps, avec trait aux blancs.
Cordier vient de jouer 48. 32-28 etMartin a répliqué 48. ?. 20-25
A ce stade, les différents choix logiques sont orientés vers une remise : le pionnage 49. 29-23 précédé ou non de 28-22 et de 27-21 n?apporte qu?un nettoyage massif.
49. 40-35
Ce choix dans certains cas peut encourager un joueur négligeant à répliquer 14-20. Mais Martin quise méfie à mort joue solide :
49. ?. 2-7 !
Dans ces conditions, il ne reste à Arnaud que 38-32 ou le gambit 28-23. les deux conduisent mécaniquementà des remises égales sauf bourde.
Et étrangement, Arnaud joue 27-22 ??
A-t-il eu la berlue ? C?est la seule explication pour moi.
Mais ensuite, pourquoi ne pas organiser une compensation en pionnant 29-24 ?
Sans doute un passsage à vide, ajouté à l?agacementde napas pouvoir accrocher ce Martin qui fuyait comme l?eau.