R.1, Nationale, Survol

Par faustek – le 10/08/08 à 15h00Divers

Dans l'ensemble, les parties sont réussies sur le plan technique. On relève néanmoins une faiblesse stratégique dans la partie Nimbi/Delmotte et quelques choix approximatifs ou incohérents dans la parties Martin/ Clément.

La partie la plus belle stratégiquement, c'est Arnaud/ Guibert. Le plus beau mouvement est à l'actif de Lognon.

Nicault et Martin auront des regrets en laissant probabablement un point à leurs adversaires.


1°) G. Del motte / A. Berçot (1/1)


Les deux adversaires se sont mis d’accord pour une lutte sans mercie. Du coup, l’ouverture s’organise autour d’une passe d’armes dangereuse : Delmotte laisse une formation permettant à Berçot de placer un marchand de bois « lourd » en raison de la présence de pion noirs 10 et 14. Mais cette passe d’armes ne dure pas et les deux adversaires signent vite une trêve.




2°) L. Nicault / Ndonzi Flaubert (1/1)

Les options stratégiques prises par Laurent ont manifestement gêné Flaubert qui a joué de manière assez emprunté. A partir du 31e temps, Laurent oblige Flaubert a reculer à à deux reprise. Du coup, grâce à un pionnage offensif supplémentaire (35. 34-29), Laurent se retrouve avec une position très supérieure, peut-être gagnante au 43e temps. Il gâche la position en pionnant par un faible 43. 31-27.
Trait aux blancs


31-27 ?



On voit que Laurent veut accentuer un peu plus son avantage en tempo. Mais cet échange neutralise surtout l’avantage probablement décisif qu’aurait donné 38-32 à la place, installant une flèche de pionnage en même temps que sur les deux ailes, il se créait une double opposition avantageuse.

Certes, il restait la possibilité de gambit de passage. Mais les noirs auraient été contraints de jouer très, très précis sur plusieurs temps pour pouvoir trouver une remise chanceuse.


Dommage.


3°) J. Beyaert / O. Lognon (0/2). Très beau !


Une combinaison sur forcing magnifique !!

Trait aux noirs


Que jouez-vous avec les noirs ?

Il n’est pas certain que la suite soit gagnante analytiquement. Mais une très grosse pression rendait la remise difficile. Je pense néanmoins que le 40-34 des blancs aurait été avantageusement remplacé par une temporisation 45-40 dans l’intention d’attaquer si possible non par 34-30 (qui replace un pion noir très défensif en 4), mai par 34-29.



4°) A. Cordier / N. Guilbert. Partie magnifique (1/1)

C’est la plus belle partie d e la première journée.

Arnaud à l’attque réussit à organiser une menace de temps de repos dans cette position, après une féroce classique défensive jouée par Nicolas. Les choses débouchent sur une position ultra dangereuse. Nicolas fait étalage d’un sang froid étonnant dans la mesure où, à plusieurs reprises, il a fallu jouer de manière très précise. Or, à ce stade, d’habitude, il manque de temps. Je soupçonne qu’il ait bénéficié d’une ouverture bcp plus rapide que d’habitude, lui permettant de bénéficier d’une réserve de temps pour une fin de partie démoniaque !

Dommage pour Arnaud qui a fait tout ce qu’il fallait, il me semble.


F. Nimbi/ T. Delmotte (0/2)


Victoire stratégique en milieu de partie à la suite de choix très nerveux. Avec des hésitation de la part de Fidèle.



Le tournant de la partie survient au 37e temps.

Trait aux blancs





37. 30-24 X30X24 ?



Les blancs avaient à leur disposition 45-40 pour une position avantageuse ou, au pire 37-31 pou r une option plus défensive.

Le choix de la partie expose les blancs à une lourdeur en raison du pion 45 qui devient inutile; de plus, leur sera difficile d’occuper valablement la case 33 ou de remonter une pièce jusqu’à la case 23. Ce choix implique donc que les blancs reculent rapidement par 29-23, sous peine de voir le damier coupé en deux !

Mais les blancs ne reculent par 29-23. Du coup, lorsque les noirs jouent le très intelligent 22-27X7, la partie est pratiquement perdue !





P. Martin / J. -L. Clément (1/1)


Grosse domination de Patrick Martin à partir du 32 e temps. Au 44e temps, il gagne un pion sur une belle construction commencée au 40e temps. Mais à partie du 52 e temps, Martin balbutie son jeu. Comment a-t-il fait pour ne pas gagner cette partie ?

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