Alors que la compétition n’en est pas encore à mi-parcours, après avoir visionné les parties, grâce à l’industrie de Johan et De Patrick, j’ai l’impression qu’il y a eu beaucoup de cadeaux. Il faut distinguer les cadeaux et les belles parties. Mais l’un et l’autre ne sont pas forcément incompatibles comme on va le voir.
Lors de la première ronde, c’est Patrick Martin qui avait ouvert le bal des cadeaux en refusant de gagner contre J.-L. Clément. Il continue en offrant d’abord à Laurent Nicault une occasion de gain par suicide au 2e tour. Certes, au 37e temps, Laurent Nicault était à l’attaque en terme de tempo, avec un avantage positionnel indiscutable. Mais il n’y avait absolument rien de décisif.

Trait aux noirs
…………………… 37. ….10-14 ??
Guibert aussi…. Dans ce qui aurait dû être la plus belle partie de la journée, et un gain magnifique, Guibert cesse de croire au gain dès qu’il aperçoit une petite menace de contre de Nimbi………………………………………...........
44. 40-35 ??
Comment peut-on maîtriser à ce point une construction classique et négliger le gain qd le plus difficile a été fait ?

Trait aux blancs
...................
44. 40-35 ??
44. 40-34 s’imposait, forçant 3-9 (20-24 perd assez aisément) à cause de la menace 38-33.
Ensuite, à la troisième ronde, dans une position de remise évidente et sans pression, Patrick Martin offre le gain à Ndonzi.. FM a signalé ce fait, schéma à l’appui. Il n’y aurait rien à ajouter si ce n’est que Patrick Martin avait conduit une partie prudente de main de maître, pour en arriver là ?
Et J.-L. Clément ? Il faut apprécier sa construction patiente et intelligente qu i commence au 32e temps après le fantaisiste 37-31 des noirs conduits par Nimbi (il faut jouer 41-36 car on ne craint pas 18-22 et ses suites éventuelles) ………………………………………....................
Il acquiert un avantage net, avec plusieurs options de gain. Mais, au 43e temps, pourquoi jouer 30-35 ? On devine la réponse : pour

Trait aux blancs
éviter la construction de la protection anti dame 39,33,22. Mais cette crainte valait-elle à ce moment de perdre un tempo précieux ? Certes, par la suite, comme l’a montré Gérard Taille, il y a d’autres occasions de gain. Mais là l’appréciation à chaud était bien plus difficile.
Un point cadeau !
Dans cette troisième ronde, dans la partie acharnée qui opposait les frères Delmotte, un Thierry mal éveillé laisse passer un coup très élémentaire (à ce stade, nb) en faveur de son frère.
Il reste les parties Ndonzi/Berçot et Guibert/Beyaert. Comment les classer ? Cadeaux ou non ?
Difficile. Je crois que Berçot sortait de deux remises exaspérantes contre Ndonzi, à chaque fois, il avait laissé filer le gain, à Cannes et à Avignon. Du coup, devant ce qu’il croît être un gain de pion en sa faveur, à un moment où à cause du nombre de pion on peut se tromper dans le TH, c’est le contraire qui se produit. Etait-ce un tenté de faute de Ndzouani ? Dommage, c’était une partie très engagée qui aurait dû être très belle.
S’agissant de la partie Guibert/ Beyaert, le schéma que montre FM n’est pas évident. J’accorde donc à Guibert le bénéfice du doute.